Fukushima
14 mars 2011

4 avril 2011 : Jonhatan Bellocine entreprend la traduction de cette page en anglais
Mise à jour du 20 mars 2011
Mise à jour du 27 mars 2011. Les rapport de l'IRSN, en date du 25 mars
3 avril 2011 : La mort en sous-traitance
Les accidents ne pouvaient être dûs qu'à des erreurs humaines.
C'est ce qu'ils nous ont dit. Quels menteurs !
9 avril : le film prémonitoire de Kurosawa
9 avril 2011 : Le cynisme vertigineux d'AREVA
Je tente de monter des ateliers de traduction bénévole pour des pages comme celle-là
|
8 avril 2011-A : Une lueur étrange sur le cœur du réacteur n° 3 de Fukushima :
Cette photo du site a été prise par satellite le 4 avril 2011.
En bleu, les numéros des différents réacteurs. La taille des ombres indique que le cliché a été pris en milieu de journée.
Gros plan sur le réacteur numéro 3 :

Voyez-vous la lueur indiquée par la flèche Un Tchernobyl-bis en préparation ???

Question subsidiaire :
Apercevez-vous les engins de chantier blindés, ainsi que la foule de techniciens et d'ingénieurs qui se massent autour des quatre réacteurs endommagés ?
|
|
8 avril 2011-B : Il y a quelques jours, nous avions déjà signalé que les centrales voisines de Fukushima; Onagawa et
Tokaï, installées également au ras de l'eau, et avec dispositifs antisismiques notoirement insuffisants , avaient subi
l'impact du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars. Le 13 mars la centrale de Tokaï, après une panne de son
système de refroidissement, avait dû passer sur son système de secours (source). Moins d'un mois après le séisme
de magnitude 9 du 11 mars 2011, un nouveau séisme, de magnitude 7,4 vient de se produire, toujours sur la faille
située au nord est du Japon. La centrale d'Onagawa a été touché et des fuites ont été constatées, au niveau des piscines
de stockage des éléments usagés. On rappelle que ces piscines contiennent tous les restes, les déchets hautement
contaminants, issus des chargement antérieurs du coeur du réacteur. Même si des systèmes de secours permettent
de maintenir le niveau d'eau dans ces piscine, afin d'éviter leur montée en température, la diffusion de l'eau qui contient
les éléments usagés représente une source de pollution nucléaire du Pacifique et des côtes.

Il existe une façon ne négocier les effets des séismes pour des
bâtiment "compact", et non des tours". Cela consiste à effectuer
d'important travaux d'aménagements des terrains sur lesquels les
bâtiments doivent être implantés, en stratifiant ceux-ci à la manière
de "mille-feuilles", avec une succession de couches de natures
différentes, qui procurent ainsi une forte atténuation des effets
des mouvements horizontaux. . |
|
8 avril 2011-C : Voici quelques images qui permettent d'en savoir un peu plus sur ce qui se passe à Fukushima. Dans les jours
qui ont suivi le séisme, les ingénieurs ont vite constaté une importante fissure qui était apparue dans un bassin situé au contact
immédiat de l'eau du port, lié au réacteur numéro 2

C'est à cet endroit que s'opère une fuite d'eau radioactive, vers la mer

Vue de la fissure créée par le tremblement de terre. Derrière, le puits

Vue plongeante sur le puits fissuré. Arrivé des conduites électriques

Le puits, noyé dans du béton, en espérant colmater les fuites.
En cliquant sur ce lien, vous pourrez télécharger le version anglaise du rapport édité, en date du 6 avril 2011
par le METI ( Ministry of Economy, Trade and Industry : Ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie )
intitulé " Urgence Nucléaire au Japon "
Le rapport officiel du gouvernement japonais en date du 6 avril
Page 17 on peut constater que le circuit des eaux transitant dans les salles des turbines des différentes unités,
qui constituent le circuit de refroidissement de la vapeur circulant dans les turbines, puis dans le cœur des
réacteurs, après condensation suit tout tranquillement le bord de mer :
Apparemment
, .

Rapport officiel japonais du 4 avril 2011 : cause des dégats
Les Japonais n'avaient pas envisagé que la vague puisse faire plus de dix mètres. Il est vraisemblable que
les installations diesel ont été simplement noyées lors de la submersion par la vague.
Les Japonais font appel aux Américains, qui prêtent une barge permettant d'amener de l'eau douce sur le site :

La barge américaine emplie d'eau douce, en remorquage

L'arrivée du remorqueur US, tirant la barge d'eau douce, pour approvisionner
les camions de pompiers : 31 mars 2011
Les Japonais font appel aux Russes, en leur demandant de leur envoyer leur unité flottante spécialisée capable
de traiter des effluents liquides, en extrayant chimiquement les composants radioactifs.
Capacité de traitement : 35 mètres cubes par jour, 7000 par an.

|
|
7 avril 2011 : Les choses deviennent de plus en plus claires. Alors qu'AREVA diffuse un pdf où la seule cause
d'explosion des réacteurs se réfère à l'explosion d'hydrogène dans la salle de manoeuvre de l'étage supérieur
(ce qui était le cas pour l'unité numéro 1, même les Japonais, en dépit de la censure, et des silences embarrassés
de leurs irresponsables, commencent à se dire que les explosions des réacteurs 1 et 3 ont été de natures
fondamentalement différentes, le seconde pouvant être imputée à un début de criticité, ou en tout cas à une
explosion prenant sa source dans les étages intérieurs.

Deux explosions ayant des points de départ totalement différents
L'explosion du réacteur 3 contredit le rapport publié par AREVA
Un lecteur vivant au Japon me signale l'existence d'un site, malheureusement en anglais, qui retrace
l'inimaginable négligence des autorités nucléaires japonaises dans la gestion du parc de réacteurs,
au fil des trois décennies précédentes (au point que TEMCO n'avait pas trouvé d'assureur décidé à
prendre le risque d'assurer les installations de Fukushima !).
Trente ans de dissimulations et de mensonges !
http://fukushimaleaks.wordpress.com
|
|
5 avril 2011 :
Les choses empirent de jour en jour au Japon. Il y a des fuites importantes d'eau devenue fortement radioactive,
vers le Pacifique, et les tentatives de colmatage ont échoué. L'eau radioactive s'écoule librement vers la mer,
depuis l'unité numéro 2. Les Japonais ont fait appel aux Russes, qui ont déjà eu affaire à des problème de fuites
en phase liquide émanant de réacteurs de sous-marins coulés en Baltique. Dès que des ingénieurs de Toshiba
avaient pris contact avec moi (mon dossier est lu au Japon) j'avais recommandé un tel contact, dont l'évidence
à mes yeux s'imposait.
Les photos aériennes prises font prendre la mesure de l'ampleur du problème. Il y a dans les "piscines" toutes les
charges des réacteurs, correspondant à des décennies de fonctionnement, au rythme d'un rechargement annuel (...).
Le tremblement de terre a fissuré certaines de ces piscines, qui fuient, et les tentatives de colmatage, avec des moyens
improvisés et dérisoires, se sont avérées inefficaces. On ne peut vider ces piscines pour le colmater, sous peine de voir
la température des assemblages monter en flèche aussitôt. Ceci étant, je me rappelle que dans la rivière souterraine de
Port-Miou (qui débouche à l'est de Marseille dans la calanque du même nom), où j'avais effectué des plongées, on
avait tenté de bloquer la remontée de l'eau de mer avec un béton spécial, de faible densité, qui pouvait être coulé
sous l'eau. J'avais été sollicité pour faire des croquis dudit barrage, in situ, accompagné de Bernard Zappoli, alors
jeune étudiant à Marseille (voir le scandale du Cnes-Toulouse, avec son complice polytechnicien Alain Esterle).
Zappoli, qui avait souhaité faire une plongée avec moi, était ressorti mort de peur de cette excursion en spéléo
sous-marine.
Les Japonais ont commencé le lundi 4 avril à relâcher quelques 11.500 tonnes d'eau fortement contaminée, stockés
dans une vaste cuve, pleine à raz bord, "en s'excusant auprès des riverains". A tout prendre, sachant qu'il faudrait tôt
ou tard se débarrasser de cette eau, il aurait fallu prévoir de l'acheminer en pleine mer dans des barges, qu'il aurait été
préférable de couler à grande distance, car elles seraient elles mêmes devenues radioactives. Inutile en fait d'envisager
de remorquer des barges. 11.500 tonnes n'atteint même pas le tonnage du pétrole emporté par un petit pétrolier.
Il aurait suffit de pomper cette eau dans un pétrolier hors d'âge, qui aurait été conduit au large par un équipage
pilotant le bateau depuis une timonerie protégée par les plaques de plomb. Puis le bateau aurait été coulé, après
de l'équipage ait été évacué par hélitreuillage. L'eau contaminée aurait dans un premier temps été ainsi retenue
dans la coque du navire, pour être relâchée progressivement au fil de sa dégradation.
Le fait que les ingénieurs Nippons qui gèrent cette crise n'aient pas songé à cela démontre leur imprévoyance,
leur incompétence et leur incapacité à faire face à cette situation. On dirait que toutes leurs "actions" sont
conditionnées par l'impact que celles-ci pourraient avoir sur le public, à la fois sur leur propre population et
aux yeux du monde entier. C'est l'image du Japon, pays des Hautes Technologies, qui est en danger. Amener
un tanker à proximité du site, pour pomper l'eau contaminée aurait fait très mauvais effet, surtout si on annonçait
par la suite que le bateau serait coulé à fond et que son équipage devrait le mener vers son dernier voyage protégé
par des plaques de plombs.
La situation se présente très mal. Le service météorologique Nippon subit des pressions pour ne pas donner
d'informations, si les vents s'orientent vers de grandes métropoles "pour ne pas déclencher de paniques dans
la population".
Si le gouvernement a annoncé "que les réacteurs seraient démantelés", un seul coup d'oeil sur les photos
prises par le petit drone (voir plus bas) suffit pour se rendre compte qu'un tel "démantèlement" est un projet irréalisable.
Il n'est pas non plus possible d'extraire les centaines d'assemblages des piscines de stockage. Pour pouvoir le faire,
il faudrait dégager le dessus des épaves de ces réacteurs des assemblages de poutrelles qui les recouvrent. S'il n'y avait
pas la radioactivité, des équipes pourraient procéder à leur découpage, sur place, au chalumeau. Mais c'est impossible.
On n'a pas prévu de robot capable d'opérer cela à distance, et le temps manque pour concevoir de tels dispositifs.
La seule solution est le sarcophage. En urgence il faut déverser des matériaux solides sur les trois réacteurs pour
stopper les émanations radioactives. Celles-ci se signalent "par de légères fumées", comme c'était le cas pour le
réacteur de Tchernobyl, après la spectaculaire explosion du coeur. Mais l'aspect de ces fumées ne doit pas tromper
sur ce qu'elles contiennent.
Dans plusieurs vidéos, on voit des parties de bâtiments éventrés qui émettent des lueurs.

Lueurs signalant la radioactivité émise par des éléments du réacteurs
Il ne faut pas s'étonner que les matériaux émettant de la radioactivité créent des phénomènes lumineux, visibles
à l'œil nu. Jadis c'était en déposant sur les aiguilles des montres une substance radioactive qu'on permettait à
leur possesseurs de lire l'heure la nuit. Si des clichés du site étaient pris, de nuit, par un drone ou depuis un
hélicoptère, les images obtenues auraient dans doute de quoi susciter la panique dans la population. Elles
rappelleraient les lueurs sinistres qui émergeaient du cratère du réacteur éventré de Tchernobyl, en montant
jusqu'aux nuages, visibles la nuit.

L'allure du réacteur N°4 de Tchernobyl, la nuit, avant que le cratère ne soit comblé
Revenons à cette question de la mise sous sarcophage (qui ne résoudrait pas les problèmes liés à une
éventuelle diffusion de corium sous le réacteur). A Tchernobyl, le graphite brûlait, et le trou par lequel
s'échappaient des particules de poussières radioactives faisait une dizaine de mètres de diamètre. Les
Russes envoyèrent donc de jeune pilotes d'hélicoptères lourds Hind, avec leurs équipages, déverser
de milliers de mètres cubes de sable, de ciment, de plomb, de bore, dans ce gueuloir. Et ce ne fut que
quand cette cheminée du diable fut obstruée que la pollution nucléaire cessa. Réaliser la même opération
à Fukushima impliquerait de noyer les réacteurs sur des dizaines, ou centaines de milliers de mètres cubes
de matériaux solides, avant que les émanations gazeuses et de particules solides ne cessent.
A cet effet les Japonais ont amené à pied d'œuvre une disperseuse de ciment :

Constitution de la dalle en ciment d'un bâtiment à l'aide d'une disperseuse

La disperseuse en action ( avec de l'eau )
Mais si on tentait une mise sous sarcophage à l'aide d'un tel dispositif, le début de ciment serait beaucoup
trop lent. Le débit serait totalement insuffisant (cette incapacité à prendre la mesure des problème pouvait
se voir quand les Japonais envoyèrent des hélicoptères déverser des outres d'eau sur les réacteurs). Les
Américains auraient donc envoyé, par mer, un dispositif similaire, assurant un plus fort débit, en ajoutant
"que ce voyage serait sans retour car l'appareil, après usage, serait devenu beaucoup trop radioactif pour
pouvoir être rapatrié aux USA".
Autre nouvelle, transmise par un mien contact. Une réunion de crise, regroupant des équipes d'AREVA
et d'ITER, ainsi que des représentants de groupes étrangers, dont des Allemands, s'est tenue à Aix en
Provence le 4 avril 2011. L'un des participants portait un dossier mentionnant le nom de code de celui-ci :

Godzilla |

Nucléoshadock
1° avril 2011 : Bien que je sois très pris par la rédaction, dans l'urgence et avant bouclage, d'un second papier pour
le numéro de mai de Nexus (le premier, dix pages, est déjà en composition. Celui-là présentera des solution alternatives
réellement à l'échelle planétaire) je me dois de continuer d'informer mes lecteurs sur le développement du drame de
Fukushima. Ce matin, aux aurores, je peux reproduire un texte minimal, que j'étofferai plus tard dans la journée,
d'apports personnels et d'images. Voici ce texte, auquel j'adhère à 100 % et qui recoupe les informations qui me
parviennent de mes contacts au Japon, des plus inquiétantes. Si son auteur accepte d'être cité (je fais toujours la
demande préalable, je le ferai).
Les autorités japonaises, s'attendant au pire et sans en informer le public, font depuis plusieurs jours provision
d'une gelée, dispersée par avion, destinée à coller au sol des rejets de matière radioactive, avant nettoyage par
des "liquidateurs", comme cela avait été fait jadis à Tchernobyl. Il n'est pas impossible, au cas où une criticité
se manifesterait, avec un rejet important, qu'ils aient à se servir de ce produit.
|
Source :
http://www.independent.co.uk/news/world/asia/suicide-squads-paid-huge-sums-amid-fresh-fears-for-nuclear-site-2256741.html
C'est confirmé: la fusion des barres de combustible est en cours et la situation est réellement hors de contrôle.
Le noyau radioactif dans un réacteur de la centrale de Fukushima semble avoir fondu dans le fond de sa cuve de
confinement selon la mise en garde d'un expert hier. Des craintes ont été émises quant aux gaz radioactifs qui pourraient
être libérés bientôt dans l'atmosphère.
Richard Lahey, qui a été chef de la sécurité des réacteurs chez General Electric, dit que les travailleurs ont maintenant
perdu leur combat. Le noyau a fondu à travers le fond de son récipient, dans le réacteur no.2, et une partie de cette
substance se trouve maintenant sur le plancher.
Les travailleurs sont payés très cher pour tenter de mettre fin à ce cauchemar, exposés à un très haut niveau de radiation,
mais il semble que leur bravoure suicidaire pourrait s'avérer vaine et mortelle!
L'opérateur de la centrale espère arrêter la contamination en cours sans quoi 130 000 personnes seront forcées de quitter
leur maison.
En date d'aujourd'hui, le lait est contaminé, les légumes et l'eau potable. L'eau de mer autour de la centrale l'est tout aussi,
sans compter les marées qui disperseront les éléments radioactifs. Les autorités ont noté des quantités de plutonium dans
le sol en dehors de
la centrale. Les tunnels qui relient les réacteurs 1, 2 et 3 sont remplis d'eau contaminée et ce, à des niveaux importants.
L'Agence de sécurité nucléaire du Japon prétend que les niveaux de plutonium ne sont pas dangereux pour la santé
humaine [vraiment?], mais confirme tout de même que la situation est extrêmement grave et qu'une fusion partielle
serait en cours dans au moins un réacteur.
Les ingénieurs continuent de tenter de réparer le système de refroidissement, mais ils sont forcés de travailler entourés
de radiations et sans électricité.
Florent B.
Vendredi 1° avril 2001, 2 h 47
Source:
http://edition.cnn.com/2011/WORLD/asiapcf/03/30/japan.daini/
Ce n'est plus une centrale, mais deux centrales nucléaires de Fukushima qui fument!
De la fumée a été repérée à une autre centrale nucléaire dans le nord du
Japon mercredi selon Tokyo Electric Power.
La société a déclaré que de la fumée a été détectée dans le bâtiment de la
turbine no.2 du réacteur de la centrale vers 18h.
Cette usine nucléaire se situe à environ 10 km de la centrale de Fukushima.
Un ordre d'évacuation a été donné pour les habitants qui vivent dans un
rayon de 10 km de cette centrale.
Depuis, les autorités n'ont pas exprimé d'autres commentaires sur la situation.
Florent B. |
1° avril 2011 : De l'iode 131 a été détecté dans des échantillons de lait français et américains, rapportent
simultanément l'Institut français de Radio protection et de Sûreté nucléaire (IRSN) et l'Environmental
Protection Agency américaine. Les résultats d'analyses confirment que cet isotope radioactif provient
des rejets de la centrale nucléaire de Fukushima.
Enfin, voici des photos haute résolution, qui ont été prises par une drone, le 20 mars 2011, appartenant
à une compagnie privée AIR PHOTO SERVICE. Je n'ai pas adapté les clichés à la taille de l'écran, et vous
serez sans doute, pour certaines d'entre elles, contraint de manoeuvrer vos "ascenseurs". Elles montrent les
dégâts subis par les réacteurs du site et se passent de commentaires. Logiquement, ces photos auraient du
faire des doubles pages de nos grands "magazines d'information". Rappelez vous la devise de Paris-Match
"le poids des mots, le choc des photos". Mais je suis pas sûr qu'on trouvera de tels clichés ailleurs que sur
le net. Auquel cas votre opinion sera forgée.









Je suis en train d'écrire un second article pour le numéro de mai de Nexus, qui m'a ouvert ses colonnes. Je partirai d'une série d'articles illustrant le numéro spécial du Point, consacré au nucléaire.

Ce que vous pourrez lire dans ce numéro spécial vous stupéfiera. Je résume :
Pages 58 à 95, des généralités.
Pages 76 à 77 deux pages de Claude Allègre, qui nous affirme que craindre les effets de la sismicité en France c'est "marcher sur la tête".
Pages 96 à 103, un cours sur les différents types de centrales, présentes et " à venir ".
Page 106, une interview de Robert Klapish, ancien directeur de la recherche au Cern.

Robert Klapisch, ancien directeur des recherches au CERN
Tout va pour le mieux dans le meilleur des nucléaires possibles
C'est tellement fou, irresponsable, marqué du sceau du manque total d'imagination que je vous laisse le soin
de découvrir, en feuilletant dans votre maison de la presse et en allant à cette page.
Page 108, Pascal Colombani, ancien administrateur général du CEA "nous démontre que nous avons besoin
du nucléaire, mais que les risques sont élevés ". Il conclut en disant que le drame de Fukushima "va nous obliger
à faire preuve de plus d'imagination".
Page 100 : " La France, accro au nucléaire ". La seule alternative c'est de ... rouvrir nos mines de charbon, et de
réaménager nos installations portuaires pour accueillir du charbon étranger.
Page 112 : " Y a-t-il une vie après l'atome ? "
En lisant ce numéro vous pourrez, si vous ne l'avez pas déjà fait, réaliser que nous sommes gouvernés par des
imbéciles et gérés par des fous dangereux ou des irresponsables inconscients.
Des solutions, il y en a, et j'en exposerai dans le numéro de Nexus de mai prochain. Il faut simplement faire preuve
d'un peu plus d'imagination que les écolos classiques, avec leurs décroissance et leurs capteurs solaires sur les toits,
et se fonder sur ce qui marche, sur des technologies éprouvées, pas sur du spéculatif ou du " qui marchera à l'horizon, 2030..."
Il nous faut un plan à la hauteur des besoin et de l'urgence et je l'exposerai.
Par ailleurs des nouvelles nous parviennent comme quoi les deux sites voisins de Fukushima auraient également
subis des dommages. Je publierai également des clichés des trois centrales, avant la catastrophe, montrant que toutes
les trois, installées au niveau de la mer, derrière une installation portuaire, étaient adossées à des collines importantes,
toutes proches. Et cela, personne n'en parle. Il aurait suffi que la compagnie privée chargée de l'installation de ces
réacteurs les positionne à quelques dizaines de mètres de hauteur pour les mettre à l'abri des tsunami, fréquents et
de forte intensité dans cette région du Japon. Pourquoi cela n'a-t-il pas été fait ?
Pour préserver les bénéfices des actionnaires, assurer un bon retour sur investissement.
1° Avril 2011 : Reportez-vous au pdf représentant l'analyse des évènements, donnée par AREVA.
Reprenons certaines planches en essayant de comprendre. Celle ci représente "le pont de manœuvre" du réacteur'.
On voit le puissant pont roulant, capable d'extraire l'épaisse dalle de béton qui chapeau le réacteur, en vue d'une
opération de déchargement-rechargement. Les balustrades donnent l'échelle. Après avoir enlevé la dalle, les deux
enceintes d'acier du réacteur ayant été dépressurisées, on inonde le tout, puis on extrait, toujours avec le pont roulant,
les deux chapeaux d'acier du système, que l'on dépose. Enfin, par le fin couloir reliant le local occupé par la cuve du
réacteur et la piscine, on déplace, toujours en immersion, les éléments d'assemblage extraits du cœur, toutes ces
opération étant effectuée en immersion.

En dehors du pont roulant, ce local est quasi-vide. On distingue en arrière plan des gaines d'aération. La structure
est celle de tôles relativement fines, fixées à un entretoisement de poutrelles légères. Dans le pdf d'Areva, on
explique que quand la température de la vapeur d'eau contenue dans la cuve du réacteur a dépassé 1000° et
que le dessus du réacteur a commencé à émerger de l'eau, celle-ci a été décomposé par le zirconium des "crayons"
contenant les pastilles de combustibles, enveloppes qu'on appelle aussi "gaines". Au passage, pourquoi su zirconium ?
Parce que ce métal est transparent vis à vis des neutrons et ne contrarie donc pas les réactions de fusion.
La pression dans l'enceinte de 20 cm d'épaisseur, qui contient le coeur, a commencé à monter. En même temps
de l'hydrogène, issu de la décomposition des molécules d'eau a été libéré. Les techniciens l'ont alors envoyé dans
cette salle de manœuvre. L'oxygène a été fixé par oxydation par les barre de zirconium. Ceci a libéré les pastilles
de combustibles, mélangeant à l'eau, et au gaz, des contaminants radio actifs.
Dans cette salle de manœuvre un mélange hydrogène oxygène s'est formé. Puis, ce qu'on voit très bien dans
l'explosion du réacteur numéro 1, il y a eu explosion. L'onde de choc a soufflé les plaques de tôle, mais les
montants entretoisés sont restés en place.

L'explication d'AREVA :

Cette explication est compatible avec les images que nous avons du réacteur 1,
mais totalement incompatible avec celles d'autres réacteurs, comme le 3 et le 4, où il est passé quelque chose
d'un tout autre niveau de gravité, qui a intéressé les niveaux se situant en dessous du plancher de manœuvre.
Revoyez cette image de l'explosion du réacteur 3. Il s'est passé là quelque chose de totalement différent.

A moins qu'AREVA ne produise un nouveau rapport, son rapport décrédibilise totalement ses assertions
L'accroissement de la radioactivité, due aux rejets de la centrale de Fukushima. Le Figaro :
http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/30/01003-20110330ARTFIG00754-la-radioactivite-au-large-de-fukushima-augmente-encore.php
|
Il n'y a pas une centrale touchée, mais trois.
La côte sud-est du Japon est particulièrement vulnérable aux tsunamis, en étant bordée par un vaste plateau continental descendant en pente douce, ce qui renforce la vague. Il y a eu dans cette régions deux tsunamis atteignant la magnitude 7 depuis 1960. Ca n'a pas empêché les nucléocrates Nippons d'implanter systématiquement leurs centrales au ras des flots, en construisant simplement un port pour amener du matériel, etc. Regardez cette carte :

Deux centrales, entourant celle de Fukushima
Vulnérabilité : maximale :

A 120 km au nord est de Fukushima : la centrale d'Onagama, les pieds dans l'eau.
A pris le tsunami de plein fouet. Vagues de 15 mètres de haut. .
Un début d'incendie a pu être maîtrisé. Remarquez les collines, juste derrière.
http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/30/01003-20110330ARTFIG00759-200-japonais-refugies-dans-la-centrale-nucleaire-d-onagawa.php
Onagama a trois réacteurs, toujours à eau bouillante, le plus ancien datent de 1980. Le village d'Onagawa a été
entièrement détruit. Comme toute l'attention étant portée sur la centrale de Fukushima, la société privée Tohoku
Electric Power a imputé la radioactivité qui règne autour de cette centrale aux rejets effectués depuis la centrale
de Fukushima. Mais la population, maintenant, hésite à croire ce qu'on lui dit. Eh puis, avec tous ces morts et
sans abris, le nucléaire, c'est un malheur de plus.
Descendons maintenant vers le sud :

La centrale de Tokaï, également au ras de l'eau, adossée à des collines.
Troisième exploitant privé : la compagnie japonaise JAPC. Un réacteur à eau bouillante de 1000 MW, mis en
service en ... 1978, il y a 33 ans....
La pompe de secours a pu être mise en marche.
Apparemment, je suis le seul ( je n'ai lu ça sans aucune presse ) à dire que cela aurait été plus prudent,
dans une région sensible aux tsunami, d'implanter des réacteur à quelques dizaines de mètres de hauteur,
et non au ras des flots. Je n'ai pas fait le tour de toutes les centrales japonaises, mais s'agissant également
de Fukushima, cette centrale a aussi des hauteurs toutes proches.

Ce que personne ne dit : A Fukushima il aurait suffi, au moins, de placer les groupes électrogènes et les citernes de fuel
sur le collines environnantes pour les mettre à l'abri des plus forts tsunamis et leur permettre d'alimenter les pompes électriques
Les Japonais n'ont pas le monopole de la connerie. Si jamais ITER balbutie, je vais vous en raconter une bien
bonne. Le réacteur relâchera dans la nature, avec une cheminée, son contenu, dont du deutérium et
du tritium (radioactif, durée de vue : 12 ans ).
A Paris, les polytechniciens qui ont dessiné Iter, ou les Allemands, ou d'autres, se sont dit "l'hydrogène,
léger ou lourd, ça monte).
Vinon est à côté d'ITER que j'ai frôlé des dizaines de fois. Cette région, chère aux vélivoles, se prête au
vol d'onde, un phénomène oscillatoire très fréquent dans cette région, si le vent est assez fort.
Comme le mistral, par exemple.

Régime d'onde (météorologie et vol à voile)
L'onde c'est le régal du vélivole. Le dessin indique où le planeur doit se placer pour en profiter.
Au somment des ressauts gazeux : des nuages lenticulaires.
En dessous, un rotor, qui plaque l'air au sol. Un air éventuellement chargé, ce jour-là, de ... tritium.
Et qu'y a-t-il en aval d'ITER, dans un régime d'onde ?
Le Lac Sainte Croix, réserve d'eau douce de Marseille.
Il n'y a pas de service météorologique prévu dans les équipes d'ITER. Et s'il fallait le créer, il faudrait un représentant
de chaque nation participante.
Un jour les habitants de la région PACA entendront peut être dans leurs médias " que de très faibles quantités
de tritium ont été trouvées dans les eaux du lac, mais à un taux qui ne présente pas de danger pour la santé des
gens qui boiront cette eau...."
A suivre .... |
29 mars 2011 : Une situation d'une extrême gravité.
Le 28 mars 2011, André Claude Lacoste, président de l'ASN : Autorité de la Sûreté Nucléaire a tenu une conférence de presse.

André Claude Lacoste, président de l'Autorité de Sécurité Nucléaire
http://www.asn.fr
En consultant le site de l'ASN (organisme gouvernemental, que l'on peut difficilement suspecter d'attitude anti-nucléaire
militante) vous pouvez lire le point, formulé par ce service. Ci-après, une bande son envoyée par un
lecteur, reproduisant des passages de son allocution du 28 mars 2011.
Comme vous pourrez le constater, la situation à Fukushima est de la plus extrême gravité et prend une très sale
tournure, y compris au plan planétaire. La situation a d'abord été gérée de façon surréaliste. Alors qu'un tel accident
nucléaire requiert des interventions rapides, le premier ministre japonais a demandé qu'on ne fasse rien avant qu'il
ait pu survoler le site pour prendre la mesure de la situation. Alors qu'il ne connaît rien au nucléaire.
Par ailleurs les Japonais ont décliné poliment les offres d'aides formulées par différents pays, par orgueil,
vanité imbécile, "pour ne pas perdre la face aux yeux du monde". Ils ont refusé l'envoi de robots spécialisés.
Aujourd'hui les techniciens qui interviennent sur le site doivent agir avec rapidité, étant donné le niveau de
radioactivité ambiant. Lacoste parle de deux minutes. On retrouve donc une situation évoquant ce qui s'est
passé à Tchernobyl en 1986. Revoyez le film " la bataille de Tchernobyl " pour vous remettre en mémoire
l'extrême gravité d'un accident nucléaire...
http://cequevousdevezsavoir.com/2011/03/19/la-bataille-de-tchernobyl
J'ai regardé une vidéo montrant le site de Fukushima, filmée à partir d'un hélicoptère. C'est impressionnant.
On voit des panaches de fumée s'élever de différents endroits. Les Japonais n'ont donné aucun chiffre concernant
les niveaux de radioactivités dans ces points chauds du site de Fukushima. Il faut se rappeler que peu après la
catastrophe ils avaient annoncé que celle-ci était de niveau 4. Mais l'ASN les contraignit à réviser ce chiffre à la
hausse, au niveau 6 (7 pour Tchernobyl). La probabilité que les cuves contenant les cœurs des réacteurs aient
été brisées et laissent échapper du combustible en fusion est élevée. On a l'impression que les Japonais ne maîtrisent
pas ce qui se passe là-bas. Il est vrai qu'en plus de cette catastrophe nucléaire ils doivent gérer les conséquences de
grande ampleur d'un séisme et d'un tsunami. Mais qui a eu l'idée imbécile et criminelle d'installer les réacteurs au
bord de l'eau, dans une région ou des tsunami de force 7 se sont produite à des dates très récentes ( 1962 et 2008,
je crois ). Allez voir sur Google Earth et installez l'option qui fait s'afficher les événements sismiques.
A Fukushima il y a eu des fusions des cœurs, peut être très importantes.
A Three Miles Island, aux USA, 45 % du cœur avait fondu et le "corium" s'était rassemblé au fond de la cuve
qui, par miracle, avait tenu.

Le réacteur de Three Miles Island, après démontage, un an après
( il est du même type que mes réacteurs japonais)
La forme de cette enceinte est telle que lorsque les éléments fondus tombent en fond de cuve, la géométrie de celle-ci fait
que ces éléments se rassemblent et que le risque de criticité croît avec le pourcentage du coeur entré en fusion.
C'est la raison pour laquelle les Japonais tentent désespérément de refroidir ces cuves. C'est emplâtre sur jambe de bois,
reculer pour mieux sauter. Mais s'ils ne le font pas, c'est l'ensemble de la charge combustible qui fondra et se rassemblera
au fond de la cuve. Alors le risque d'entrée en criticité sera grand. Si cette criticité est atteinte, l'ensemble du corium coulera
sous la cuve, dans un local plein de l'eau envoyée pour la réfrigération. Ce corium sera à une température largement suffisante
pour entraîner la dissociation des molécules d'eau ( à partir de 1000°C), rapidement. Alors se constituera une masse gazeuse
explosive, un mélange stoechiométrique hydrogène-oxygène. L'explosion pulvérisera le réacteur, comme ce fut le cas à
Tchernobyl, la force de l'explosion ayant projeté le couvercle en béton du réacteur, de 12 tonnes, à des dizaines de mètres.
(Que s'est-il passé lors de la spectaculaire explosion du réacteur numéro 3, avec sa fumée grise et ses fragments de bétons
de la taille d'un blockhaus, envoyés à des centaines de mètres en l'air ?).
Cette explosion, si elle se produit, et le risque existe, entraînerait un rejet massif d'éléments radioactifs. Il faut prendre la
mesure de la quantité de matière fissile qui se trouve dans un réacteur, et qui se chiffre toujours en tonnes, alors qu'une
bombe n'en contient que quelques kilos. Le caractère spectaculaire d'une explosion nucléaire, militaire, vient de sa brièveté.
Une certaine quantité d'énergie est libérée en un temps très bref, un millième de seconde. L'onde de choc ravage tout sur
son passage. La chaleur de la boule de feu provoque des incendies et brûle les êtres vivants. Les rayonnements sont
également très intenses. Mais la pollution, c'est à dire la quantité de débris radioactifs retombant au sol reste relativement
faible, parce que l'énorme chaleur dégagée provoque une ascendance qui entraîne les débris en altitude, où ils sont dispersés
par les vents.
Dans le cas de l'explosion d'un réacteur nucléaire, le côté rejet est beaucoup plus important, car il n'y a pas d'ascendance
pour les entraîner. Si vous regardez le film " la bataille de Tchernobyl " vous verrez que des dizaines de milliers d'hommes
et de femmes ont été irradiés par des rejets qui se matérialisaient sous la forme d'un panache de fumée à peine visible.
Il s'agissait alors de la combustion du graphite, entretenue par le puissant chauffage du coeur en fusion.
Je serais curieux de connaître la teneur en matières radioactive de ces petits panaches de fumée ou de vapeur qui montent
des centrales éventrées. Il y aurait mille façon de le savoir, ne serait-ce qu'en traînant un capteur sous un hélicoptère, ou
en envoyant un drone télécommandé.
Tout ceci ne me dit rien qui vaille.
A Tchernobyl, les Russes ont très vite pris des mesures énergiques, et dramatiques, pour maîtriser la situation. Après
quelques heures de léthargie et d'incrédulité à Moscou, les ingénieurs délégués sur les lieux ont pris la mesure de la
situation et agi en conséquence. Trente heures après le déclenchement de la catastrophe les 45.000 habitants de la
ville de Pripyat, située à 3 km de la centrale, ont été évacués en bon ordre en 3 h 30 dans mille autobus.
Les Russes ont sacrifié de 600 à mille pilotes d'hélicoptères pour larguer des sacs de sable et de bore dans la gueule
du monstre (un trou de dix mètres de diamètre, qui imposait une approche à basse altitude, à 100 mètres au dessus).
Les occupants de l'hélicoptère devaient alors lâcher leur charge. Ils ont tous été mortellement irradiés.
Ca n'est que quand une masse énorme de sable, de béton, de bore et de plomb a pu être déversée que les émanations
ont cessé. Mais pas la radioactivité émise par les très nombreux débris. Les vapeurs de plomb ont aussi causé de
nombreuses affections dans la population (simple remarque : nos polytechniciens, pour remplacer le dangereux sodium
fondu (5000 tonnes), fluide caloporteur des surgénérateurs à neutrons rapides, ces "réacteurs de IV° génération" suggèrent
de refroidir le coeur, une tonne de plutonium, par une quantité équivalente de ... plomb fondu).
Où en sont les Japonais ? Il est exclu qu'ils puissent récupérer les unités de leur centrale. Que va-t-il se passer ? Si les cuves
fuient, les éléments radioactifs vont diffuser dans les bâtiments, très dégradés. La chaleur entraînera une émission peu
spectaculaire, mais transportant à distance des quantités croissantes de radioéléments.
Ces radio-nucléides divers et variés ont déjà fait le tour de la Terre. A terme il semble que la seule solution sera la mise
sous sarcophage, étant donné que les réacteurs sont déjà inapprochables à cause de la forte radioactivité. Prendre cette
décision serait un aveu d'échec pour les Japonais. Non pas d'échec devant cette situation, mais d'échec de leur technologie,
de leur politique de l'énergie, de leur mode de vie. Le pays entier cohabite avec 54 réacteurs nucléaires, dont l'entretien et
la conception ont déjà fait l'objet de nombreuses critiques. Condamner les réacteurs de Fukushima entraînerait une crise de
confiance du peuple japonais, qui ne dispose d'aucune ressource énergétique de remplacement. Les enjeux économiques,
sociaux, humains sont considérables.
Il est possible que les autorités japonaises, qui ont souvent fait montre d'incompétence et de manque de détermination,
laissent courir au point où :
- La situation risque de devenir cauchemardesque au plan local.
- La pollution nucléaire prenne une ampleur dommageable à l'échelle de l'ensemble de la planète.
Quoiqu'il en soit, pour moi, la conclusion s'impose comme une évidence. Il faut abandonner le nucléaire et développer,
sans attendre et dans l'urgence des énergies de remplacement. C'est faisable
Il en va de la survie de l'espèce humaine.
Je sortirai sur ce sujet un article de 10 pages dans le prochain numéro de Nexus, qui est déjà en route (il sera dans les
kiosques en mai prochain). Je finis d'écrire une suite, qui sera publiée dans le même numéro et qui désigne de véritables
solutions. C'est à dire la mise en place de sources d'énergie de remplacement à une échelle réellement planétaire. Il ne
s'agit pas, par exemple, de placer des capteurs solaires et des éoliennes sur le toit des maisons et d'utiliser des ampoules
de basse consommation, mais d'aller par exemple chercher l'énergie solaire là où elle se trouve et de l'acheminer à grande
distance, sous haute tension, en .. courant continu. Il ne s'agit nullement d'une spéculation, mais de l'application de techniques
déjà en place de longue date, dans différents pays. Au Canada l'acheminement du courant produit par des barrages situés
dans le nord se fait sur 1400 km. La société Siemens finit de construire pour le compte de la Chine une liaison qui reliera
le barrage des Trois Gorges aux régions côtières, via une connexion par courant continu. Puissance : 5000 MW. Une liaison
par câble sous-marin permet déjà d'envoyer 1000 mégawatts de la France vers l'Angleterre. Mais le record se réfère à une
liaison Danemark Norvège, avec 450 km de câble sous marin. Vous lirez tout cela dans mon article. Il s'agit d'aller puiser
au plus vite dans la masse des énergies de remplacement que la Nature met à notre disposition en abondance. L'abandon
du nucléaire s'impose. Le plus tôt sera le mieux.
Il n'est pas trop tard, mais il est temps.
La CRIIRAD a détecté de l'iode 131 en Drôme-Ardèche, dans de l'eau de pluie. Voici l'adresse de la vidéo montrant
l'animation de Météo-France, concernant le dispersion de la masse d'air porteuse de radioactivité.
http://www.irsn.fr/FR/popup/Pages/irsn-meteo-france_19mars.aspx
Cette séquence est éloquente et montre que celle-ci a diffusé dans tout l'hémisphère nord.


La masse d'air charriant des poussières radioactives a déjà recouvert tout l'hémisphère nord
Le rapport d'analyse et les commentaire de la CRIIRAD en date du 29 mars 2011
Les gens reçoivent des paroles rassurantes, concernant la pollution par des éléments radioactifs. On leur brandit des
chiffres, que l'on qualifie de très modérés, voire insignifiants. Mais le risque principal réside dans l'inhalation d'une
poussière, ou son ingestion, suivis de sa fixation dans le corps de la personne. Là est le risque majeur : porter cet
élément radioactif en soi, dans son corps.
On peut mourir en vivant dans une région où la radioactivité ambiante semble faible, simplement parce qu'on a absorbé
un débris poussiéreux microscopique, au mauvais moment.
14 mars 2011
Depuis quelques jours le monde découvre, abasourdi, l'ampleur des dégâts causés au Japon par le séisme, et surtout le tsunami qui s'est créé en plein océan pacifique, à quelques 140 kilomètres de la côte nord est du Japon.

Une vidéo impressionnante, montrant le tsunami
Si vous voulez avoir un panorama de ces dégâts, allez voir cette vidéo chinoise.
Les dégâts créés au Japon par le Tsunami
Ces images sont extrêmement impressionnantes. Voici quelques échantillons :

L'arrivée du tsunami

Un immense tourbillon formé au reflux de la masse liquide. Apercevez un bateau près du centre, qui semble minuscule

Incendie dans un parc de stockage d'hydrocarbures

Un autre incendie ( stockage de gaz )

Incendie urbain, ville de Sandaï

Filmé depuis un hélicoptère, le tsunami déferle sur l'aéroport de Sandaï

Une partie de l'aéroport de Sandaï, dévasté par le tsunami

Sans commentaire .....
On dit que " gouverner, c'est prévoir ". En la matière c'est prévoir les conséquences, que l'on pourrait appeler
"secondaires" ou " collatérales" d'une telle catastrophe naturelle. Le Japon, surpeuplé, possède 58 réacteurs nucléaires,
pour subvenir à ses besoins en électricité. Un réacteur nucléaire, c'est une cuve en acier, très résistante, dans laquelle
se trouve des barres d'un matériau fissile. Techniquement, ce sont des tubes qu'on appelle des "crayons" dans lesquelles
sont empilés des éléments fissiles, mélanges d'oxydes, qui ont l'aspect de cachets d'aspirine.
Par rapport à une bombe atomique, qui se comporte comme un explosif, un réacteur ressemble à un amas de braises.
Dans ces barres, la décomposition d'uranium 235, voire d'un certain pourcentage de Plutonium 239 dégage de la chaleur
et provoque l'émission de neutrons qui, frappant d'autres atomes d'uranium 238, provoquent des réactions secondaires.
Pour bien comprendre le fonctionnement d'un réacteur, téléchargez ma bande dessinée "Energétiquement vôtre" sur le
site de Savoir sans Frontières http://www.savoir-sans-frontieres.com (près de 400 albums de la série des Aventures
d'Anselme Lanturlu, gratuitement téléchargeables, en 36 langues, sans écho médiatique, toutes presses confondues ).
Il faut un "fluide caloporteur" qui circule en permanence dans cette cuve, ce coeur du réacteur, pour évacuer les calories,
la chaleur dégagée par les réactions de fission, sinon le pire peut se produire.
Je ne suis pas omniscient.
Considérant que j'ai le devoir de tenter d'éclaircir des informations, de m'efforce de les diffuser. Je m'informe, souvent
dans l'urgence, quand cela n'est pas dans la précipitation, quand il s'agit de faits d'actualité. Je le fais en marge des
nombreuses activités que je dois mener de front (j'ai deux nouveaux livres à écrire et des recherches de MHD à
conduire, des calculs complexes à faire).
Je profite de cette remarque pour demander à des dizaines de lecteurs qui, quotidiennement me sollicitent pour que
j'acceptent de figurer sur "leur liste de discussion" de s'abstenir de le faire. Je n'ai pas le temps d'échanger à bâtons
rompus, comme sur un blog. Des lycéens, me sollicitent pour leurs TPE (même chose : je n'ai absolument pas le temps
de m'occuper d'eux). D'autres s'attendent à ce que je réponde à des questions comme " pourriez-vous m'expliquer en
termes simples la relativité ? " ou "que pensez-vous de la théorie de la Terre creuse ?" . A moins que ce ne soit pour me
dire " je suis personnellement très dubitatif à propos de .... pourriez vous me fournir des arguments propres à convaincre
le sceptique que je suis ? ". Certains, étant tombés sur des sites ou des vidéos qui ont retenu leur intérêt, se contentent de
m'en " forwarder " les adresses, sans explication. Si celles-ci ne sont pas assorties de quelques lignes d'explication, je n'ai
pas le temps matériel d'aller explorer chacun de ces contenus.
Parfois, des lecteurs me posent une question à laquelle je réponds laconiquement, cette réponse pouvant être simplement
" je ne sais pas". Il arrive que l'interloculeur insiste, ne comprenant pas pourquoi "un scientifique tel que moi ne prend pas
le temps de répondre de manière convenable et argumentée". Parfois l'échange se termine par un mail assorti d'insultes violentes.
Ceci étant, ce que je reçois en continu, quotidiennement, constitue une documentation irremplaçable, et c'est grâce
à ces apports et éclaircissements de spécialistes que je peux être mieux équipé pour tenter de vous informer. Certains,
qui me suivent de longue date, savent me fournir ces informations, avec quelques lignes de présentation, voire une image,
en me disant "il me semble que ceci est important ", et je leur en sais gré. D'autres savent découper un document vidéo
pour en extraire des éléments clé.
Quand je construis une nouvelle page, vous pourrez constater que je ne me contente pas d'indiquer une adresse URL
d'un article ou d'une vidéo. Je fais de nombreuses copies d'écran, je compose mon propre texte et il est fréquent que le
montage d'une simple page, où des tâches élémentaires se trouvent accumulées, représent de 6 à 12 heures de travail.
Dans ce qui va suivre, je vais corriger ce que j'ai mis en ligne hier, rapidement, concernant les réacteurs japonais, et que
des lecteurs ont aussitôt corrigé. Non, il ne s'agit pas de réacteurs à eau pressurisée, mais de réacteurs à eau bouillante.
Je donne ces précisions dans ce qui va suivre.
Abordons le schéma des réacteurs à eau pressurisée, solution d'origine américaine, majoritairement mise en œuvre en France
A la pression atmosphérique, l'eau bout à 100°. A plus faible température, 85°C, en haut du Mont Blanc. Et inversement à
plus de cent degrés si cette eau est à une pression supérieure à un bar.
Si la chaleur n'est pas évacuée en continu, ces barres, métalliques, peuvent fondre (c'est la "fusion du coeur") et le résultat de
cette fusion peut se rassembler en fond de cuve, en constituant ce qu'il faut avant tout éviter : que ce matériau soit confiné,
ce qui accroîtrait drastiquement le dégagement d'énergie, du fait "d'une entrée en criticité".
En effet, un réacteur nucléaire est un lieu où se produisent des réactions en chaîne, que l'ont doit soigneusement contrôler.
Ces barres de matériau fissile pendant comme des jambons, dans la cuve du réacteur. Autour de celles-ci circule un fluide
qui collecte les calories (de l'eau sous 150 bars, dans le cas des réacteurs à eau pressurisée, les PWR : pressurized water reactors). Cette eau entre dans la cuve sous une température de 295°C et ressort à 330°C . Le débit est considérable : 60.000 mètres cubes à l'heure, soit seize mètres cubes par seconde. Dans cette formule,
on décide d'isoler ce circuit primaire du second circuit, couplé au premier par un échangeur, et qui sera envoyé vers la
turbine à gaz, actionnant une génératrice électrique.

En violet : le circuit primaire empli d'eau pressurisée, circulant dans l'enceinte du coeur du réacteur. En bleu et rouge,
le circuit secondaire. Dans l'échangeur, situé dans l'enceinte de confinement du réacteur, cette eau (bleu foncé à l'état liquide)
passe à l'état de vapeur, en rouge. Cette vapeur actionne alors du turbine à gaz à deux étage : haute et basse pression.
La vapeur, détendue et refroidie, passe alors dans un condenseur, où elle se reliquéfie
Un système produisant de l'énergie possède une source chaude et une source froide. La source chaude, ce sont les "crayons"
du coeur du réacteur, baignant dans de l'eau sous pression, au sein desquels se produisent des réactions de fission,
exo-énergétiques. La source froide, c'est l'air atmosphérique (pour les réacteurs qui utilisent ce système terminal de
réfrigération). Les deux premiers systèmes, fonctionnant en boucles fermées, sont couplés avec un troisième, en contact
avec l'air atmosphérique, grâce à d'immenses tours de refroidissement que l'on voit, flanquant les centrales françaises.
On fait ruisseler l'eau, le long de la paroi interne de ces tours, ouvertes en bas pour permettre à l'air d'y circuler. Cette eau
communique ainsi la chaleur collectée dans le condenseur, à l'air qui monte dans la tour. Au passage, une partie de l'eau se
trouve vaporisée (500 litres par seconde). Il faut donc disposer d'une alimentation en eau à proximité (fleuve ou mer).
C'est cette eau vaporisée qui fait que les tours sont surmontées d'un panache de vapeur, lorsque le réacteur est en
fonctionnement.
70 % de la chaleur produite part ainsi dans l'atmosphère (ou dans la rivière, la mer, si la source froide est de cette nature).
Le rendement d'un réacteur ne dépasse pas 30 %.
Il y a en France 58 réacteurs à eau pressurisée. Liste des réacteurs français.
Passons aux réacteurs à eau bouillante, du type de ceux qui équipent les centrales japonaises.
Comme vous, je découvre et je tente d'expliquer. Le schéma est le suivant :

Les réacteurs à eau bouillante (REB) des centrales japonaises
Ou "BWR" : Boiling water reactors
Voir aussi : http://www.laradioactivite.com/fr/site/pages/Reacteurs_REB.htm
Ou ce pdf en anglais, très intéressant
La comparaison avec le schéma précédent est immédiate. Il n'y a plus qu'un seul circuit fermé. C'est l'eau qui est envoyée
dans le coeur du réacteur qui se trouve vaporisée et est ensuite dirigée directement vers la turbine à gaz à deux étage.
A gauche (1), le coeur, dans son enveloppe en acier. En (2) les éléments combustibles. En (3) les barres de contrôle
qui dans ce montage doivent monter et ne peuvent plus, en cas d'urgence, tomber par gravité.
L'eau à l'état liquide (bleue) est un meilleur conducteur de la chaleur que la vapeur d'eau (en rouge, à la partie
supérieure du cœur).
En sortie de turbine l'eau en train de retourner à l'état liquide, dans le condenseur, est figurée en violet. Il n'y a pas
de tour de refroidissement. C'est de l'eau de mer, en gris, qui est envoyée dans le condenseur.
Comment pilote-t-on l'activité d'un réacteur nucléaire ?
En utilisant des barres de contrôle (par exemple en cadmium) qui absorbent les neutrons, mais sans que ce
phénomène ne donne lieu à de nouvelles réactions nucléaire exo-énergétiques. Quand ces barres sont complètement
descendues (ou remontées, dans le cas des montages japonais), l'activité du réacteur est réduite d'un facteur dix,
par rapport à sa puissance nominale. Dans les réacteurs français, le temps de descente des barres, en urgence,
par gravité, est d'une seconde. Vingt secondes dans le réacteur de Tchernobyl. Les barres de contrôle des réacteurs
japonais montent et son actionnées électriquement par les vis sans fin (voir le pdf en anglais : je n'invente rien).
A l'inverse, c'est le relèvement (ou l'abaissement dans le montage japonais) de ces barres qui provoquera le démarrage
du réacteur, lors de sa mise en fonctionnement. On dira alors " que le réacteur diverge ".
Si on constate une défaillance quelconque dans le système d'évacuation de la chaleur produite dans le coeur du réacteur,
là où se trouvent les barres, il faut soit mettre en oeuvre un système de pompage de secours, soit réduire drastiquement
la puissance produite en descendant les barres de contrôle (ou en les montant, dans le cas des montages japonais).
La production d'énergie électrique s'effectue à l'aide d'alternateurs, entraînés par des turbines à gaz. La vapeur qui
circule dans ces turbines doit être, à la sortie, transformée en eau à l'état liquide, dans un condenseur. Ces condenseurs
sont ces hautes tours que l'ont voit, flanquant le local où se trouve le réacteur nucléaire, en France. La vapeur d'eau
s'y condense et est récupérée dans la partie basse de la tour. Une partie de l'eau s'évapore, la perte étant de 500 litres
par seconde.
On ne trouve pas de telles structures sans les réacteurs japonais. Pourquoi ? Parce qu'on utilise de l'eau de mer
pour cette réfrigération. Pour des raisons d'économie et de rentabilité, les Japonais ont installé leurs réacteurs à
proximité de l'océan, ce qui est une belle connerie, dans un pays dont les côtes peuvent être frappées par
des tsunami.

L'implantation des centrales nucléaires japonaises, en bord de mer (...)
J'imagine que les ingénieurs ont étudié ces installations vis à vis d'un certain nombre de risques. Tous les réacteurs
nucléaires japonais sont construit en respectant des normes anti sismiques. Celles-ci correspondent à la valeur 7
sur l'échelle de Richter et traduisent une possibilité d'accélération horizontale d'un "g". La technique consiste à
poser le bâtiment sur l'équivalent des "cylindre-blocks", en beaucoup plus gros.
Pour info, la secousse sismique ressentie par le Japon a atteint la magnitude 8,9.
Cliquez sur le lien. Vous verrez, en bas de la page, qu'un séisme de magnitude 8,9 peut créer des dommages
à des centaines de kilomètres de distance de l'épicentre. C'est ce qui s'est passé, l'épicentre se situant à la
frontière entre deux plaques, à 140 km de distance.
Grosso modo, la magnitude est la mesure logarithmique de la puissance d'un séisme
(ce qui doit être corrigé en tenant compte de la durée des secousses et du type d'ondes mises en œuvre).
En ayant dimensionné leurs installations pour une magnitude de 7 les Japonais
ont sous-estimé la puissance de séismes à venir d'un facteur quatre vingt
(dix puissance 1,9).

Fait étonnant : cette route s'est fracturée selon sa ligne médiane.
L'explication d'un lecteur : il est fréquent que des routes soient "fabriquées" en deux temps, par moitié,
leur ligne médiane constituant une amorce de fracture
Je rappelle brièvement la "raison suffisante" des secousses sismiques.
Sur une planche du début de la page on a figuré les plaques tectoniques, qui peuvent être comparées à des
plaques de glace flottant à la surface d'un fleuve. Celles-ci peuvent se chevaucher. Dans le cas de ce séisme
japonais il s'agit de la rencontre entre la plaque nipponne d'Okhotsk et la plaque Pacifique. L'épicentre est
situé à une profondeur de 10.000 mètres. L'une des deux plaques passe sous l'autre (phénomène de subduction).
Ces plaque ne sont pas "lubrifiées" et ce glissement ne peut s'effectuer que par à-coups. Ces à-coups sont la
source de tremblements de terre. Quand ce réarrangement s'effectue sou l'eau, le relèvement d'une des plaques
soulève une vaste masse liquide. Ce soulèvement, pour quelqu'un qui naviguerait juste au dessus de cet événement,
serait imperceptible. Il peut s'évaluer en dizaines de centimètres. Mais si des centaines de kilomètres carrés d'océan
sont soulevés de 10 cm, voire plus, ceci représente une énergie potentielle considérable, qui va se dissiper avec le
départ d'ondes de surface de grande longueur d'onde, se propageant à très grande vitesse (de l'ordre de la centaine
de kilomètres à l'heure). Lorsque ce tsunami arrive près d'une côte, si le relèvement du fond s'effectue de manière
progressive, la longueur d'onde diminue, pendant que l'amplitude de la variation de niveau croît. Ainsi une vague
qui représentait une variation de 10 cm, à peine perceptible, d'une onde ayant une largeur (on parle de longueur
d'onde) de dix kilomètres se transformera, près de la côte en une vague de dix mètres de haut et dont la longueur
d'onde se chiffre alors en centaines de mètres. Au plus près, la vague pourra déferler.
Ce séisme aurait provoqué un déplacement de l'ensemble de la plaque portant le Japon de 2,4 mètres.
Ce chiffre devrait être multiplié par dix au niveau de la zone de subduction, près de l'épicentre.
Cartes et coordonnées GPS à revoir. Ce mouvement a eu une incidence sur la Terre entière, en entraînant
un déplacement de l'ensemble de la croûte terrestre de 25 cm.